Aller au contenu
Lumières d'Ailleurs Photographie de voyage
Rizières en terrasses au lever du jour, la brume flotte au fond du vallon et une lumière rasante souligne chaque muret de terre

Revue de photographie de voyage

Chaque destination a son heure, et sa lumière

On ne photographie jamais un lieu, on photographie la lumière qui tombe dessus à un moment donné. Une médina à 9 h et la même médina à 18 h sont deux sujets différents, et une rizière sans brume n'est plus qu'un champ vert.

Cette revue prend le monde dans ce sens : pour chaque destination, on regarde d'où vient la lumière, à quelle heure elle sert, quelle couleur elle installe, et quelles scènes elle rend possibles. Huit rubriques, du Mékong aux canyons de grès rouge, avec la même question posée partout.

Huit terrains de lumière

Les rubriques

Chacune rassemble des destinations qui posent le même genre de problème visuel : contraste dur, blanc réfléchissant, couleur déjà saturée, ciel changeant.

Marché flottant à l'aube sur un bras du Mékong, des barques chargées de fruits se croisent dans une lumière orange

Rubrique 01

Asie du Sud-Est et Inde

La lumière chaude et basse des tropiques, les fumées du matin sur l'eau, les couleurs franches des étoffes et des épices, et une humidité qui donne du volume à tout.

Entrer dans la rubrique
Bancs de sable découverts à marée basse en hiver, nappes d'eau en miroir et ciel gris traversé d'une éclaircie

Rubrique 04

La France en images

Les ciels changeants du littoral nord, les champs du Sud à contre-jour, les calanques au lever du jour et la lumière très basse des matins de novembre.

Entrer dans la rubrique
Paroi de grès rouge dans un canyon étroit, la lumière réfléchie sur la roche colore l'air en orange

Rubrique 07

Amériques

La lumière rebondie des canyons, les couleurs vives des façades tropicales, et les feuillages d'automne qui changent de teinte en trois jours.

Entrer dans la rubrique

Le fil

Dernières pages publiées

Une destination ou un thème visuel par page, avec l'heure utile, la direction de la lumière et les scènes qu'elle rend possibles.

Branche d'érable aux feuilles rouges se détachant devant un lac sombre, lumière voilée de fin d'après-midi

Amériques

Québec, l'automne dans l'objectif

Deux à trois semaines de rouges et d'orangés, une couleur donnée d'avance et donc difficile : pourquoi le ciel voilé la tient mieux que le grand soleil, et comment éviter l'aplat fluorescent.

Trois directions

La même scène, trois lumières

Avant la destination, il y a la direction. C'est elle qui décide si une image raconte une forme, une matière ou une couleur.

Silhouette entièrement noire d'un palmier devant un ciel orange, le soleil juste sorti du cadre
À contre-jour. Le sujet perd sa matière et devient une forme. On travaille alors le dessin des bords et la place du soleil hors champ, comme devant les tours d'Angkor au lever du jour.
Mur de pierre sèche éclairé de côté, chaque saillie projette une petite ombre et la texture ressort
De côté. Chaque relief projette sa propre ombre et la matière apparaît : crépi, pierre sèche, sable ridé. C'est ce qui fait exister les remparts de calcaire de La Valette en fin de journée.
Sous-bois par ciel couvert, lumière égale sans ombre marquée, les verts sont profonds et saturés
Sous un ciel couvert. Plus d'ombres dures, donc des couleurs qui montent d'un cran : c'est le meilleur temps pour les fleurs photographiées en gros plan.

Par où commencer

Si vous partez bientôt, prenez la rubrique qui correspond au problème que vous allez rencontrer plutôt qu'au pays. Un voyage au Maroc et un séjour en Jordanie posent la même question de contraste dur : elle est traitée dans la page sur les ruelles de médina et leur rai de lumière vertical, où tout se joue sur l'orientation de la rue avant même sur l'heure.

Pour un ciel du Nord, difficile et changeant, la page sur les falaises irlandaises sous un ciel instable explique comment travailler une éclaircie de trois minutes. Le même raisonnement, transposé à une ville de brique et à sa lumière sans direction, donne la page consacrée aux façades victoriennes de Londres.

Et si vous cherchez d'abord une méthode de composition, la page sur le grand angle en paysage et celle sur les pyramides de Gizeh à l'heure dorée posent la même question sous deux angles : comment donner une échelle à un espace vide.